Attendre des jumeaux ne signifie pas renoncer à la physiologie. Découvre comment vivre une grossesse gémellaire en conscience, préparer un accouchement respecté et impliquer ton·ta partenaire pour accueillir tes bébés en douceur et confiance.
Attendre des jumeaux : un bouleversement, une aventure
Apprendre que tu attends des jumeaux provoque souvent un grand tourbillon d’émotions : joie immense, surprise, excitation… et parfois une pointe d’inquiétude. C’est normal. Cette annonce bouleverse tous tes repères, car une grossesse gémellaire est à la fois merveilleuse et particulière.
Pourtant, accoucher de jumeaux par voie basse est possible, et même souhaitable dans la majorité des cas. Aujourd’hui en France, les pratiques médicales tendent vers une surmédicalisation de ces naissances, avec un taux de césarienne qui avoisine les 45 à 50%. Or, les données scientifiques les plus récentes montrent que la voie basse diminue la mortalité et la morbidité néonatale pour les deux bébés, tout en préservant la santé de la maman.
Tu attends des jumeaux ? Alors tu es au bon endroit.
Une grossesse pas tout à fait comme les autres (mais pas une maladie !)
Du fait des protocoles actuels, une grossesse gémellaire est souvent synonyme de plus de surveillance et de contraintes. Mais elle n’est pas une maladie pour autant.
Chaque grossesse de jumeaux est unique, et beaucoup se déroulent harmonieusement, surtout quand la future maman est bien accompagnée, informée et écoutée.
Comprendre la chorionicité : la clé du suivi
Ce qui compte vraiment pour le suivi médical, ce n’est pas de savoir si tes jumeaux sont « vrais » ou « faux » (monozygotes ou dizygotes), mais bien de connaître la chorionicitéde ta grossesse.
La chorionicité, c’est quoi ? C’est le nombre de placentas et de poches amniotiques que partagent tes bébés. Cette information détermine les risques spécifiques et l’intensité du suivi nécessaire.
Les différents types de grossesse gémellaire
Grossesse bichoriale-biamniotique (environ 70-75% des cas)
Chaque bébé a son propre placenta et sa propre poche amniotique. C’est la configuration la plus courante.
Concernant les risques, il y a surtout celui de prématurité, comme toutes les grossesses gémellaires. Puisqu’il n’y a pas de partage placentaire, cette configuration permet souvent un suivi moins intensif que les grossesses monochoriales.
C’est la situation où la physiologie peut le plus facilement être respectée, avec un suivi échographique proposé toutes les 4 semaines environ (que tu as le droit de refuser).
Grossesse monochoriale-biamniotique (environ 20-25% des cas)
Les bébés partagent un placenta commun mais ont chacun·e leur poche amniotique. Cette configuration demande un suivi plus rapproché car il existe des anastomoses vasculaires (connexions entre les vaisseaux sanguins des deux bébés au niveau du placenta).
Le risque principal est le syndrome transfuseur-transfusé (STT), qui concerne 10 à 15% des grossesses monochoriales-biamniotiques. Le STT survient lorsqu’un déséquilibre se crée dans les échanges sanguins entre les deux bébés via les anastomoses placentaires. Avec traitement (photocoagulation laser des anastomoses), le taux de survie d’au moins un bébé dépasse 80%.
C’est pour cela qu’un suivi échographique rapproché est fortement recommandé pour ce type de grossesses (toutes les 2 semaines).
Grossesse monochoriale-monoamniotique (1 à 2% des grossesses gémellaires)
Les bébés partagent le même placenta ET la même poche amniotique. C’est la situation la plus rare. Les risques de mortalité périnatale (15%) et de prématurité étant plus importants , il est fortement recommandé un suivi rapproché et des échographies morphologiques très détaillées.
Paradoxe intéressant : le STT est rare dans les grossesses monoamniotiques (seulement 2 à 4% des cas), car les échanges sanguins sont généralement équilibrés.
Jumeaux : peur légitime ou surmédicalisation ?
Les chiffres montrent que oui, il y a des risques réels, notamment pour les grossesses monochoriales. Ces risques justifient un suivi médical attentif et rapproché.
MAIS (et c’est un gros mais !) :
- La majorité des grossesses gémellaires sont bichoriales (70-75%), avec des risques beaucoup plus limités
- 85 à 90% des grossesses monochoriales-biamniotiques ne développent PAS de STT
- Un suivi adapté et précoce permet de dépister et de traiter les complications avant qu’elles ne deviennent graves
- Le taux de césarienne de 45-54% en France pour les jumeaux n’est pas justifié par les risques médicaux : les études montrent clairement que la voie basse est plus sûre dans la majorité des cas
Le vrai enjeu : distinguer surveillance nécessaire (échographies rapprochées, dépistage du STT) et interventions excessives (césariennes systématiques, déclenchements précoces non justifiés, interdiction de la physiologie).
Tu peux (et tu dois !) être bien surveillée tout en respectant la physiologie de ton corps et en préparant une naissance en conscience.

Grossesse de jumeaux : un suivi médical adapté et rapproché
Dès le premier trimestre, les échographies proposées sont plus fréquentes – environ toutes les 2 à 4 semaines selon le type de gémellité. Elles permettent de surveiller :
- La croissance de chaque bébé
- Le bon fonctionnement du ou des placentas
- Les éventuelles discordances de poids entre les jumeaux (supérieure à 20%)
- Le risque de syndrome transfuseur-transfusé en cas de placenta commun
- La longueur du col utérin (marqueur de risque de prématurité)
Ce suivi intensif peut être rassurant, car tu sais que tes bébés sont surveillés de près. Mais il peut aussi être stressant ou épuisant, physiquement et mentalement,. N’hésite pas à te connecter à tes bébés, à exprimer tes limites à l’équipe médicale, tes besoins de repos et à demander un arrêt de travail plus tôt si ton corps le réclame.
Le risque de prématurité
Le principal risque des grossesses gémellaires reste la prématurité. L’âge gestationnel moyen d’un accouchement gémellaire spontané se situe entre 35 et 37 semaines d’aménorrhée, contre 39-40 semaines pour une grossesse unique.
Environ 60% des jumeaux naissent spontanément avant 37 semaines.
La question du terme optimal fait l’objet de recommandations internationales basées sur l’analyse des risques comparés (mort fœtale tardive vs morbidité néonatale liée à la prématurité).
Pour les grossesses BICHORIALES
À 37 semaines : le risque de mort fœtale in utero en continuant la grossesse et le risque de décès néonatal en accouchant sont équilibrés (différence de 1,2 décès pour 1000 grossesses).
À 38 semaines : attendre une semaine supplémentaire entraîne 8,8 décès périnataux supplémentaires pour 1000 grossesses, comparé à accoucher à 37 semaines.
En clair : sur 1000 grossesses bichoriales qui attendent 38 semaines au lieu d’accoucher à 37 semaines, on compte environ 9 décès périnataux supplémentaires.
Pour les grossesses MONOCHORIALES
À 36 semaines : tendance à l’augmentation du risque de mort fœtale, avec environ 2,5 décès périnataux supplémentaires pour 1000 grossesses en continuant (mais cette différence n’est pas statistiquement significative).
Une étude coréenne portant sur plus de 92 000 grossesses gémellaires montre qu’à 37 semaines :
- À 37 semaines : 9,44 décès pour 10 000 naissances
- À 38 semaines : 28,35 décès pour 10 000 naissances
- Différence : +19 décès pour 10 000 grossesses
La grande nuance : surveillance intensive = risques réduits
Voici le paradoxe important : une étude menée sur 768 grossesses gémellaires avec surveillance intensive standardisée (échographies régulières, monitoring fœtal) a montré des résultats très différents :
- Risque de mort fœtale à partir de 34 semaines : 0,17% pour les bichoriales
- Risque de mort fœtale à partir de 34 semaines : 0% pour les monochoriales (aucun décès dans cette cohorte)
Ce que cela signifie : Quand la surveillance est intensive, rapprochée et de qualité, les risques de mort fœtale tardive diminuent considérablement, y compris chez les monochoriales.
Que retenir concrètement ?
Les recommandations internationales (NICE UK, ACOG, études observationnelles) suggèrent de discuter d’une naissance programmée :
- 37-38 semaines pour les grossesses bichoriales non compliquées
- 36-37 semaines pour les grossesses monochoriales non compliquées
- 32-34 semaines pour les grossesses monoamniotiques
MAIS ces recommandations ne signifient pas qu’il faut systématiquement déclencher ou programmer une césarienne à ces termes. Elles signifient qu’à partir de ces âges gestationnels, une évaluation personnalisée doit avoir lieu pour peser le pour et le contre en fonction de :
- Ton état de santé et celui de tes bébés
- La qualité de la surveillance dont tu bénéficies
- Tes souhaits et ton projet de naissance
- Le contexte médical global
- Les signes de bien-être fœtal
Beaucoup de grossesses gémellaires continuent naturellement au-delà de ces termes et accouchent en toute sécurité. La physiologie a ses raisons, et chaque grossesse est unique.
Grossesse de jumeaux : repos, alimentation et écoute du corps
Porter deux bébés demande beaucoup d’énergie. Ton corps travaille pour deux êtres en développement, et tes besoins nutritionnels sont augmentés.
Une alimentation riche et équilibrée
L’alimentation doit être riche, variée et équilibrée, avec un apport suffisant en :
- Protéines : viande, poisson, œufs, légumineuses préalablement trempées
- Fer : viande rouge, légumes verts, légumineuses préalablement trempées
- Calcium : produits laitiers, eaux minérales, amandes préalablement trempées
- Acides gras essentiels : poissons gras (attention au saumon, trop contaminé par des métaux lourds), huiles d’olive, huile de coco, beurre de qualité
- Folate : légumes verts à feuilles, légumineuses préalablement trempées,foie, avocats, œufs, supplémentation (attention à bien prendre une forme active, la L-méthylfolate, plutôt que de l’acide folique qui n’est bien assimilée par 60% des femmes et qui est une possible cause de l’augmentation de freins de langues chez les bébés)
Les besoins en calories et en hydratation sont plus élevés. Écoute ton corps, mange à ta faim en privilégiant des aliments de qualité.
Le repos : ton allié précieux
Le repos est primordial. Si ton corps te demande de ralentir, écoute-le.
Les contractions précoces sont fréquentes, surtout à partir du 5ème ou 6ème mois. Un suivi par une sage-femme à domicile peut t’aider à repérer les signes d’alerte et à trouver ton rythme.
La mesure du col utérin vers 20 semaines permet d’identifier les femmes à risque de prématurité. Une longueur du col inférieure ou égale à 25 mm constitue un facteur de risque important. Dans ce cas, l’administration de progestérone vaginale peut réduire le risque d’accouchement prématuré dans 40% des cas.
Quelle place pour la physiologie dans les naissances gémellaires en France ?
Aujourd’hui en France, il est très difficile de défendre un projet d’accouchement physiologique de jumeaux. Le taux de césarienne était de 54,4% en 2010 et reste élevé, autour de 45% actuellement.
Pourtant, les données scientifiques sont claires : selon une étude prospective menée entre 2014 et 2015 par des équipes de l’Inserm, de l’Université Paris-Descartes et de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (étude JUMODA), la naissance par voie basse diminue le taux de mortalité et de morbidité néonatale des deux enfants.
Changer le paradigme
Ne pourrait-on pas changer de regard ? Faire en sorte de respecter la physiologie au mieux pour accueillir des jumeaux dans la douceur, afin que tout se passe bien pour maman et bébés ? Avoir une naissance respectée et en garder un merveilleux souvenir ?
Bien sûr, les grossesses gémellaires ont leur lot de rebondissements. Mais ne pourrait-on pas envisager de mener une grossesse en santé (plutôt que de terrer ces femmes dans la peur) ? Ne pourrait-on pas envisager un enfantement plus naturel (sans interventions si c’est le choix de la maman) quand tout va bien jusqu’au bout ?
Pour cela, nous devons travailler main dans la main avec les soignant·es et faire évoluer les connaissances sur le sujet.
Ce que disent les études
L’étude JUMODA a inclus plus de 8 800 femmes (75% du nombre total d’accouchements de jumeaux en France sur la période analysée). Les résultats sont sans appel :
- 75% des femmes enceintes de jumeaux ont eu une tentative d’accouchement par voie basse
- La tentative d’accouchement par voie basse était associée à un taux faible de mortalité et de morbidité néonatale lorsque le premier bébé était en position tête en bas
- Pour la première fois, le taux de complications était rapporté comme plus élevé après césarienne programmée qu’après tentative de voie basse pour les enfants né·es entre la 32ᵉ et la 37ᵉ semaine d’aménorrhée
Ces données montrent que la grossesse gémellaire n’est pas en soi une indication d’accouchement par césarienne.

Choisir son lieu de naissance et son projet d’accouchement
La plupart des naissances gémellaires ont lieu en maternité, car un suivi médical est souvent recommandé. Mais tu restes actrice de ton projet de naissance.
N’hésite pas à travailler sur ton projet de naissance, le générateur disponible sur ce site comprend le cas spécifique des grossesses gémellaires.
Par ailleurs, je ne peux que te recommander Clotilde, doula des grossesses gémellaires, elle même maman de jumeaux.
L’AVAC gémellaire : c’est possible !
Si tu as déjà accouché par césarienne, certaines équipes accompagnent aussi des AVAC gémellaires (voie basse après césarienne), quand toutes les conditions sont réunies.
Des études montrent qu’une tentative d’accouchement par voie basse après césarienne en cas de grossesse gémellaire ne semble pas augmenter le nombre de complications maternelles ou néonatales et peut même limiter les risques de complications maternelles par rapport à une césarienne programmée.
La préparation à la naissance : un élément clé
Se préparer à accoucher de jumeaux, c’est se donner toutes les chances de vivre une naissance respectée, sereine et en confiance.
S’informer pour se sentir puissante
En te préparant, tu :
- Prends conscience des incroyables capacités de ton corps
- Identifies et apprivoises tes peurs
- Apprends à faire confiance à ton instinct
- Connais les positions qui facilitent le travail
- Comprends les mécanismes physiologiques de l’accouchement
Et le·la partenaire dans tout ça ?
L’accouchement de jumeaux, c’est une aventure à deux (ou plus !). Ton·ta partenaire a un rôle fondamental à jouer.
Un·e partenaire bien préparé·e peut :
- Te soutenir physiquement et émotionnellement pendant le travail
- Protéger ton espace et ta bulle de naissance
- Être ton porte-parole auprès de l’équipe médicale
- Favoriser un environnement calme et sécurisant
- T’encourager dans tes capacités
Pour aider les futurs papas (et co-parents) à se préparer, il existe des outils spécifiques comme « Gardiens de la Naissance », une préparation audio qui leur permet de trouver leur place et de devenir de véritables piliers pendant la grossesse et l’accouchement.
L’après-naissance avec des jumeaux
Le post-partum avec des jumeaux est intense. S’organiser à l’avance peut vraiment faire la différence.
Anticiper et s’entourer
Quelques pistes pour vivre cette période avec plus de sérénité :
- Demander de l’aide pour les repas, le ménage, les courses
- Prévoir des relais de sommeil (co-parent, famille, ami·es)
- Accepter que tout ne soit pas parfait (et c’est OK !)
- Faire confiance à ton instinct maternel
- Te faire accompagner par une sage-femme ou une consultante en lactation
Le lien d’attachement avec des jumeaux
Le lien d’attachement se construit souvent différemment avec des jumeaux : chaque bébé a son propre rythme, ses besoins, sa place. C’est normal de ne pas ressentir la même chose pour les deux en même temps, ou de se sentir débordé·e.
L’allaitement de jumeaux est possible et même recommandé pour ses nombreux bénéfices, mais cela demande de l’organisation et un bon soutien. N’hésite pas à solliciter l’aide d’une consultante en lactation spécialisée (via A travers la maternité, par exemple).

En résumé : oui, une naissance physiologique de jumeaux est possible
- Une grossesse gémellaire demande un suivi attentif, mais peut être vécue sereinement.
- Le repos, la confiance en ton corps et l’écoute de tes besoins sont essentiels.
- L’accompagnement humain (sage-femme, partenaire bien préparé·e, doula…) compte autant que la surveillance médicale.
- La voie basse est à privilégier dans la très grande majorité des cas, et les études le confirment.
- La physiologie peut être respectée, même dans un contexte médicalisé, quand les équipes sont formées et bienveillantes.
Tu as le droit de vouloir accoucher de tes jumeaux par voie basse. Tu as le droit de vouloir une naissance respectée, en conscience, en douceur. Tu as le droit de te préparer, de t’informer, et de faire les choix qui te correspondent.
Et n’oublie pas : ton·ta partenaire est un·e allié·e précieux·se. Ensemble, vous pouvez vivre cette naissance comme un moment de puissance et d’amour.
FAQ – Questions fréquentes sur la grossesse gémellaire
Oui, absolument ! La voie basse est même recommandée dans la majorité des cas, notamment lorsque le premier jumeau est en présentation céphalique (tête en bas). Les études montrent que l’accouchement par voie basse diminue la mortalité et la morbidité néonatale par rapport à la césarienne programmée.
La majorité des grossesses gémellaires se termine entre 35 et 37 semaines d’aménorrhée. Le terme optimal pour une grossesse gémellaire non compliquée est de 37 semaines pour les bichoriales et 36 semaines pour les monochoriales.
Les principaux risques sont la prématurité, le retard de croissance intra-utérin, le syndrome transfuseur-transfusé (pour les grossesses monochoriales), et une discordance de poids entre les jumeaux. Un suivi médical adapté permet de dépister et de gérer ces complications.
Une bonne préparation passe par :
– S’informer sur la physiologie de l’accouchement
– Identifier et apprivoiser ses peurs
– Travailler sur la confiance en son corps
– Impliquer son·sa partenaire dans la préparation
– Choisir une équipe médicale bienveillante et formée aux accouchements gémellaires
C’est possible dans certains pays et avec des conditions très strictes (grossesse bichoriale, aucune complication, professionnel·le formé·e…). En France, c’est extrêmement rare et généralement déconseillé en raison du manque de soutien médical légal pour ce type d’accouchement. La plupart des futures mamans de jumeaux accouchent en maternité tout en préservant leurs souhaits de physiologie.
Une grossesse bichoriale signifie que chaque bébé a son propre placenta et sa propre poche des eaux (environ 75% des cas). Une grossesse monochoriale signifie que les bébés partagent un placenta commun (environ 20% des cas), ce qui nécessite un suivi plus rapproché en raison du risque de syndrome transfuseur-transfusé.
Le·la partenaire peut :
– Participer aux séances de préparation à la naissance
– Se former aux techniques de soutien pendant le travail (massage, positions, respiration)
– Comprendre le processus physiologique de l’accouchement
– Apprendre à protéger l’espace de naissance et à communiquer avec l’équipe médicale
La préparation audio « Gardiens de la Naissance » est spécialement conçue pour aider les futurs papas à trouver leur place.
Oui ! L’allaitement de jumeaux est tout à fait possible. Le corps produit du lait en fonction de la demande. Cela demande de l’organisation, un bon soutien (sage-femme, consultante en lactation), et de la confiance en ses capacités. De nombreuses mamans allaitent leurs jumeaux avec succès.
Sources
Études sur le mode d’accouchement et morbi-mortalité
- Schmitz T., Azria E., Cabrol D., Goffinet F.
Étude JUMODA : Étude prospective comparative nationale sur le mode d’accouchement des femmes enceintes de jumeaux
Inserm / Université Paris-Descartes / AP-HP, 2014-2015 - Inserm (Institut National de la Santé et de la Recherche Médicale)
Grossesse gémellaire : favoriser l’accouchement par voie basse
Communiqué de presse, 2017 - Barrett JFR., Hannah ME., Hutton EK., et al.
A Randomized Trial of Planned Cesarean or Vaginal Delivery for Twin Pregnancy
New England Journal of Medicine, 2013
Syndrome transfuseur-transfusé (STT)
- Bamberg C., Hecher K.
Update on twin-to-twin transfusion syndrome
Best Practice & Research Clinical Obstetrics & Gynaecology, 2019
PMID: 31104887 - Society for Maternal-Fetal Medicine
Twin-twin transfusion syndrome and twin anemia-polycythemia sequence – SMFM Consult Series #72
American Journal of Obstetrics & Gynecology, 2024 - Children’s Hospital of Philadelphia (CHOP)
Twin-Twin Transfusion Syndrome (TTTS)
Center for Fetal Diagnosis and Treatment, 2024
Grossesses monoamniotiques
- D’Antonio F., Odibo A., Berghella V., et al.
Perinatal mortality, timing of delivery and prenatal management of monoamniotic twin pregnancy: systematic review and meta-analysis
Ultrasound in Obstetrics & Gynecology, 2019 - Glinianaia SV., Rankin J., Khalil A., et al.
Prevalence, antenatal management and perinatal outcome of monochorionic monoamniotic twin pregnancy: a collaborative multicenter study in England, 2000–2013
Ultrasound in Obstetrics & Gynecology, 2019 - Söderhult I., Tiblad E., Herling L.
Perinatal outcome in monoamniotic twin pregnancies during a 10-year period: a single center, descriptive study
Archives of Gynecology and Obstetrics, 2023
Terme optimal et risques de mort fœtale tardive
- Cheong-See F., Schuit E., Arroyo-Manzano D., et al.
Prospective risk of stillbirth and neonatal complications in twin pregnancies: systematic review and meta-analysis
The BMJ, 2016 - Ko HS., Choi SK., Wie JH., Park IY., Park YG., Shin JC.
Optimal Timing of Delivery Based on the Risk of Stillbirth and Infant Death Associated with Each Additional Week of Expectant Management in Multiple Pregnancies: a National Cohort Study of Koreans
Journal of Korean Medical Science, 2018 - Bibbo C., Deluca LM., Gibbs Pickens AR., et al.
Risk of late-preterm stillbirth and neonatal morbidity for monochorionic and dichorionic twins
American Journal of Obstetrics and Gynecology, 2014 - Stock SJ., Bricker L., Norman JE., et al.
Association of Gestational Age at Birth With Risk of Perinatal Mortality and Special Educational Need Among Twins
JAMA Network Open, 2020
Recommandations officielles
- Vayssière C., Benoist G., Blondel B., Deruelle P., Favre R., Gallot D., et al.
Twin pregnancies: guidelines for clinical practice from the French College of Gynaecologists and Obstetricians (CNGOF)
European Journal of Obstetrics & Gynecology and Reproductive Biology, 2011 - Haute Autorité de Santé (HAS)
Suivi et orientation des femmes enceintes en fonction des situations à risques identifiés
Recommandations de bonne pratique, 2009 (révisées en 2016) - Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada (SOGC)
Directive clinique n° 428 : Prise en charge de la grossesse gémellaire bichoriale
Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada, 2022 - Société des Obstétriciens et Gynécologues du Canada (SOGC)
Directive clinique n° 440 : Prise en charge de la grossesse gémellaire monochoriale
Journal of Obstetrics and Gynaecology Canada, 2023
Photo : Daniel Reche / Pexels, Mart Production / Pexels, Greta Fotografia / Pexels, Pupenderphotography / Pexels

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